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Association culturelle N'Imazighen

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Rédaction

 

 

Fille au boucle d’or

Un conte réécrit par El_safia (basé sur un des contes du "Grain Magique")

Dans une contrée lointaine se trouvait une jeune fille très belle aussi belle que la lune en ses mille parures. Fardée, Khôl dessinant le contour de ses beaux yeux, parfumée à l’eau de rose, coiffant ses longs cheveux noirs, sa beauté éclatante en faisait pâlir de désir plus d’un.

Chaque nuit de pleine lune, elle défiait confiante celle-ci « Ô lune ! Qui de nous est la belle ? ». La lune répondait « Toi et moi, cependant la fille que tu portes dans tes entrailles nous surpassera de splendeur. Prends garde. La supériorité de ta beauté ne durera point »

Chaque nuit la même question trouvait la même réponse conclue par la même réaction. La mère maudissait l’enfant grandissant dans son ventre. C’est ainsi que neuf mois passèrent au terme desquels une fille à chevelure d’or vit le jour, plus belle que la lune qui voguerait en tout soir bien haut au firmament. On l’appela Jediga (Fleur). De jour en jour, telle une fleur qui éclot lentement au petit matin, sa beauté faisait plus d’admirateur que la mère ne pouvait souffrir.


Huit ans passèrent. La mère dit un soir à son enfant : « Demain ma fille, Nous mettrons sur le métier une grande couverture et irons à la campagne avec notre voisine ». Le lendemain elles s’exécutèrent. En atteignant la colline la mère ordonna à Jediga de tenir la pelote et de faire courir la laine aussi vite qu’elle le pouvait. La pelote lui échappa des mains. Sur ordre de sa mère elle courut la rattraper. Dans sa course, elle ne prit garde à mémoriser le chemin. La malheureuse s’égara alors. Elle marcha et marcha jusqu’à l’orée de la forêt. Mi-essoufflée, elle trouva refuge dans une caverne profonde.

En y pénétrant mi aveugle mi habituée à la pénombre, elle vit effarée un serpent menaçant enroulé sur lui même. Ce serpent s’attendrit à la vue de cette petite créature menue aux joues rose d’effort, pieds et mains meurtris, aux habits en lambeaux. Même un serpent ne peux rester de marbre face à une telle beauté à la fois faible et grandiose. L’enfant quant à elle tremblait de peur.

« Ne crains rien, d’un sifflement rassurant. Quel hasard t’aurait il mener vers moi ». Après chaque larme qui longeait son visage oblong, elle parvenait à peine à balbutier le récit de ce qui lui arriva. A son tour, il lui raconta son histoire.
Homme auparavant, il est devenue une créature maudite en l’image d’un serpent.
Ceci rassura l’enfant qui s’endormie peu de temps après pendant que le serpent chassait nourriture dans les bois.


Le repas préparé, le serpent avait déjà échafaudé un plan pour la faire retrouver ses siens. Il lui demanda son nom et celui de son village. Mais elle ignorait le nom de sa famille et de son village.
C’est ainsi qu’une humaine vécue avec un serpent, sous sa protection, dans une caserne cachée par les branches de la forêt sans jamais en franchir le seuil. Mais l’ennuie la prit à l’âge ingrat qu’est celui de l’adolescence.
A l’absence du père-mère serpent, elle glissa les premiers jours sa tête hors de la grotte pour admirer le soleil et la couleur de la voûte céleste. L’audace la prit après que la confiance l’eut gagnée s’aventurant hors de la caserne sans que la bête ne le sache.
Un beau jour, un bûcheron l’aperçut et fut émerveillé. C’est ainsi que sa vie traçait fut chamboulée.

La vision furtive d’une beauté fugitive et mystérieuse aux longs cheveux à boucle d’or dans les bois fut à tous les villageois racontée. « Une fée des forêts ? »
La nouvelle parvint au Prince curieux. Intrigué, il voulut voir cela de ses propres yeux. Il attendit qu’elle soit seule pour l’aborder. Doucement il écarta les branches en murmura : « Dis moi qui es tu, créature ? fée ou femme ? », elle répondit « je suis la fille du serpent mais de chair et de sang comme toi ».
Il l’interrogea plus et elle dut lui raconter son histoire.


D’un pas amoureux, il fit à son père le Roi la plus absurde des déclarations : « Père j’aime la fille du serpent à l’image d’Eve ». Emporté par la colère qu’un tour de sorcellerie ait pu atteindre son fils, il ne l’autorisa point cet étrange accouplement et l’enferma. Les jours passaient et le prince faiblissait. La fièvre le prit. Le Roi dure mais à cour de père, après maintes hésitations, ne put s’empêcher de se plier au désir de son enfant mourant. Il partit donc voir le serpent « Donne - moi ta fille pour mon fils » dit il humblement. Le serpent acquiesça en contrepartie sa « fille » devait nager dans le bonheur de l’oisiveté et on devait lui offrir, à lui le père, qu’une simple outre de sang.
"Pars donc ma fille le bonheur t’attend » Elle fut effectivement comblée mais à chaque fois qu’elle mettait au monde un enfant aux cheveux d’or, le bébé disparaissait sans trace.


Le Roi et la reine essayèrent de contraindre leur Prince à épouser une autre femme pour en avoir progéniture. Néanmoins l’amour pour la fille du serpent était si grand, qu’il ne voulut la quitter. Sept garçons furent mis au monde et sept garçons de leur berceau disparurent. Huit longues années s’écoulèrent, dans le même désarroi. Elle voulut alors revoir son père serpent.
Près de la caverne, elle vit six charmantes créatures aux cheveux d’or ; le septième dans le creux d’un vieille homme.
« Ne cherche pas le serpent, dit le vieillard. Car c’est moi le mauvais sort est parti » Il enchaîna : Prince, c’est moi qui ai ravi vos enfants l’un après l’autre. Je les ai élevé avec la même tendresse que la mère eut de moi. A la vue d’un berceau vide vous n’aviez humilié ma fille. au contraire vous l’aviez aimée et protégée. Voici vos enfants prenez-les ! »

Mon conte est comme un ruisseau, je l’ai conté à des seigneurs. Il me semble... sur un site...

El_safia

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