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Association culturelle N'Imazighen

Bruxelles

Rédaction

 

 

Hassan Amhil, caricaturiste amazigh

Vous comprendrez vite pourquoi nous avons été subjugués par les dessins de Hassan Amhil, amazigh d'Agadir au Maroc, où le combat pour les droits identitaire et culturel des Imazighen est sans relâche. Il a pour personnage central l'AZA invincible, ce symbole de lutte et d'espoir pour les Kabyles et tous les Imazighen. « L'inimitié » entre l'Algérie et le Maroc n'empêche pas ces deux régimes d'adopter la même politique d'éradication, par l'arabo-islamisation forcée, lorsqu'il s'agit d'écraser dans l'oeuf toute velléité de démocratie. Matoub Lounès était armé de mots et de poésie. Hassan Amhil secoue les consciences avec de l'encre et du papier. Nous avons voulu en savoir plus, il a bien voulu nous accorder cet entretien.

Hassan Amhil, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Hassan Amhil  : Je suis né le 09/12/1973 à Agadir, Maroc. En Juin 1994 j'ai obtenu mon Baccalauréat (sciences mathématiques) et en juin 1997 le diplôme du Centre de Formation des Instituteurs (CFI). Depuis lors je suis enseignant à l'école primaire.

Pouvez-vous vous raconter un peu plus ? Votre parcours, comment en êtes-vous venu à la caricature ?

H.A  : Mes premiers pas en dessin étaient à l'âge de 9 ans lorsque j'étais élève à la 3ème année primaire ; je m'amusais à copier les illustrations de mes livres scolaires. Ensuite, j'ai été absorbé par les dessins animés diffusés à la télé. Je dessinais mes héros préférés pour qu'ils soient toujours avec moi une fois la série finie... Mes croquis plaisaient déjà à mes camarades à cette âge-là, quant à mes parents ils prenaient mon activité pour une perte de temps et un gaspillage d'encre et de papier au détriment des mes cours scolaires.

A l'age de 10 ans je me suis lancé dans la Bande Dessinée. Je me souviens encore, comme les gens de ma génération, de « Top 1, fais la soupe ! » et toutes autres bandes dessinées programmées à l'école primaire des années 80. C'étaient ces supports-là qui ont déclenché cette passion pour la première fois. Alors je réalisais de petites histoires dont mes profs et mes camarades étaient des personnages...

Au collège, mes caricatures participaient à l'illustration des textes et donnaient vie aux articles préconisés pour la revue murale de notre établissement. Durant tout mon parcours primaire et secondaire, j'étais toujours encouragé par mes professeurs.

A 17 ans, je me suis inscrit à une association locale d'ordre culturel où je faisais partie d'une commission de dessins, comme encadreur, donc je donnais des cours élémentaires de dessin à des enfants chaque dimanche matin. En même temps, je collaborais avec d'autres associations afin de créer des ateliers de création artistique. D'abord comme membre du bureau et enfin à 23 ans comme président pour une année seulement, mon travail d'enseignant dans une école rurale m'a éloigné très vite des lieux associatifs.

AZA semble être votre personnage central, pourquoi ?

Depuis que j'ai commencé à travailler dans l'enseignement, je me suis consacré à faire des caricatures sur la situation des enseignants et les problèmes de l'enseignement en général que je côtoie personnellement.

Tout en grandissant, mon art s'améliore d'une année à une autre. Et la cause amazighe a commencé à gagner de la place dans mes caricatures, jusqu'à un engagement total. Et l'échantillon que je vous présente en est la preuve.

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Propos recueillis par Marieh Abbad

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