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        - L'autodétermination

        - Communiqué du MAK

        - Génération Echourok           

        - Etat des lieux

        - Communiqué MAK Kabylie

                                  

         

                     L’autodétermination ou le droit du peuple kabyle à l’existence

 

Introduction

Le dernier conseil national du MAK, qui s’est tenu le 04 octobre dernier, a permis une évolution significative et a décidé de remplacer l’appellation du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) par le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). Ce « Changement de notre option de lutte et la nature de notre revendication » est motivé par l’internationalisation de la cause kabyle ainsi que l’émergence de nouvelles options autres que l’Autonomie dans la mouvance kabyliste.

Le droit aux peuples à disposer d’eux-mêmes (autodétermination) est la colonne vertébrale du droit international, d’où en découle les autres droits. La charte des nations unies a permis à une demi-centaine de pays de retrouver l’aspect le plus fondamental de ce droit : la souveraineté. Les pays qui aspiraient à s’émanciper du joug colonial ont recouru à cet instrument de décolonisation dès son adoption en 1945.

Ce principe qui constitue le point cardinal du droit international est la résolution onusienne la plus révolutionnaire du droit contemporain. Après la chute du mur de Berlin, le droit des peuples à l’autodétermination a servi de base juridique et politique dans la naissance de tant de « nouveaux » Etats. 
Ce droit est consacré par la totalité des conventions et pactes internationaux ou régionaux, ainsi on

le retrouve dans de nombreux instruments internationaux comme : 
· La Charte de l’ONU ;
 
· Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ;
 
· Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ;
 
· La Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ;
 
· La Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les États ;
 
· La Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques ;
 
· La Déclaration sur le progrès et le développement dans le domaine social.
 
· La Déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Sur le plan régional on peut citer la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. La constitution algérienne l’a même adopté dans son article 27.

Nous aurons à traiter quelques questions qui gravitent autour de ce droit qui ne cesse de redéfinir la carte géopolitique du monde depuis le milieu du siècle dernier. Cet exposé s’appuie et s’inspire principalement de l’analyse et l’examen des textes pertinents cités plus haut.

 

Le droit à l’autodétermination

« Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde, » est le deuxième but proclamé dans La charte des Nations Unies. Elle réitère ce droit à l’article 55 au Chapitre IX : Coopération économique et sociale internationale. La question ou la différence entre le projet du MAK et les autres organisations politiques dites «à ancrage kabyle» est là : Kabylie : peuple ou minorité ethnique ?

La Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques, dans son premier article : «1. Les Etats protègent l’existence et l’identité nationale ou ethnique, culturelle, religieuse ou linguistique des minorités, sur leurs territoires respectifs, et favorisent l’instauration des conditions propres à promouvoir cette identité. 
2. Les Etats adoptent les mesures législatives ou autres qui sont nécessaires pour parvenir à ces fins».
 
La Kabylie si elle accepte d’être une minorité n’aura qu’à demander d’appliquer cet article et les articles qui s’en suivent afin « de jouir de leur propre culture, de professer et de pratiquer leur propre religion et d’utiliser leur propre langue, en privé et en public, librement et sans ingérence ni discrimination quelconque ». (Article 2 Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques).

Cela n’a aucun sens vu que dans le cas de l’Algérie, il n’y a pas de minorité tout simplement parce qu’il n’existe aucune majorité. Les Kabyles ne vivent pas au milieu d’un peuple unique mais avec plusieurs peuples. L’Algérie est un pays multiethnique. 
Il faut savoir que toute minorité ethnique constitue un peuple à part entière, ce qui fait des minorités des peuples minorés dont la plupart sont spoliés de leurs véritables identités.
 
Le droit à l’autodétermination offre la possibilité d’intégrer un Etat indépendant en acceptant de vivre avec la majorité et dans l’Histoire aucun référendum n’a été proposé aux Kabyles pour faire un tel choix et se fondre dans une Algérie arabo-musulmane qui s’est substituée à l’Algérie française. Or ce même droit octroie aux peuples d’autres options comme l’autonomie ou l’indépendance. Le régime raciste d’Alger a confisqué au peuple kabyle le droit de décider de son destin et de son avenir. Le MAK œuvre justement pour réhabiliter le peuple kabyle dans son droit de choisir librement et souverainement le statut politique qui lui sied.

La Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples protège les peuples autochtones dans ses articles 19 à 24. Ainsi le peuple kabyle répond aux caractéristiques principales de définir un peuple autochtone à savoir l’autodéfinition, le profond attachement à la terre, le patrimoine traditionnel et l’expérience de marginalisation, ségrégation, expropriation, dépouillement et d’exclusion. 
La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones est tout aussi explicite dans son article 3 où elle accorde clairement le droit à l’autodétermination des peuples autochtones dont voici l’énoncé : « Les peuples autochtones ont le droit à l’autodétermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel ».

Le premier Article du pacte international relatif aux droits politique et civils, relatif aux droits économiques, sociaux et culturels commence par : « Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. ».

 

Balkanisation ?

L’héritage des frontières géométriques que les forces coloniales ont concédé aux Etats postcoloniaux est une vraie menace pour la stabilité du continent africain. Cependant, cette instabilité planifiée permet aux anciennes puissances coloniales d’instaurer leur néo-colonialisme pour continuer à confisquer les richesses et les ressources naturelles des peuples. 
De nombreux peuples restent non seulement marginalisés et non reconnus mais pire encore, ils sont éparpillés sur plusieurs Etats postcoloniaux. L’Algérie à l’instar des pays multiethnique, mène une politique d’exclusion et de négation à l’égard des citoyens ne se définissant pas comme Arabe et musulman. Le clan d’Oudjda s’accapare de l’appareil étatique qu’il utilise pour marginaliser encore plus les autochtones.
 
L’autodétermination est un processus de démocratisation et non pas de balkanisation. Les seuls à s’opposer aux mouvements des peuples pour recouvrer leurs souverainetés respectives sont ceux qui exploitent ces peuples livrés à eux-mêmes.

 

Souveraineté économique

Au temps de la mondialisation et des puissances économiques mondiales la lutte pour la reconnaissance du peuple kabyle dans le concert des nations passe inéluctablement par la souveraineté économique.

La contribution : « Economie kabyle : perspectives de développement durable », réalisé par le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib,(http://www.makabylie.info/spip.php?...), nous renseigne sur les potentialités et capacités du territoire kabyle et des ressources exploitables dès l’accession de

la Kabylie à sa souveraineté politique. 

La Kabylie vit un marasme économique et social au quotidien, le régime colonial d’Alger dépêche, mobilise et déploie tous ces moyens pour soumettre le peuple kabyle.

Vu l’attachement à la terre, l’agriculture est la première vocation de la population. L’Etat algérien n’accorde aucun intérêt au développement agricole. Mais pas seulement, puisqu’il y a tant d’autres domaines comme le tourisme, les ressources minières, la pêche et les entreprises portuaires .. qu’Alger essaye d’étouffer. Même si le territoire kabyle répond aux mieux à une exigence industrielle, le pouvoir infâme trouve le moyen de déplacer, de détourner le projet de la Kabylie vers une autre région. Les investisseurs kabyles voient souvent leurs projets bloqués et sont poussés pour aller investir ailleurs.

Pour les investisseurs étrangers l’Etat algérien leur a imposé des conditions de travail intenables pour les faire déloger tout en prenant soins de leur promettre un « paradis fiscal » et de meilleures conditions ailleurs qu’en Kabylie.

La déclaration du Droit au Développement stipule dans son article 8 : «1. Les Etats doivent prendre, sur le plan national, toutes les mesures nécessaires pour la réalisation du droit au développement et ils assurent notamment l’égalité des chances de tous dans l’accès aux ressources de base, à l’éducation, aux services de santé, à l’alimentation, au logement, à l’emploi et à une répartition équitable du revenu. Des mesures efficaces doivent être prises pour assurer une participation active des femmes au processus de développement. Il faut procéder à des réformes économiques et sociales appropriées en vue d’éliminer toutes les injustices sociales».

Le pouvoir algérien fait en Kabylie exactement le contraire de cet article.

Dans le paragraphe 2 du premier article de la même déclaration, on peut explicitement lire « Le droit de l’homme au développement suppose aussi la pleine réalisation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui comprend, sous réserve des dispositions pertinentes des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme, l’exercice de leur droit inaliénable à la pleine souveraineté sur toutes leurs richesses et leurs ressources naturelles ».

La charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples prévoit dans son article 21 ce qui suit : «  
1. Les peuples ont la libre disposition de leurs richesses et de leurs ressources naturelles. Ce droit s’exerce dans l’intérêt exclusif des populations. En aucun cas, un peuple ne peut en être privé.
 
2. En cas de spoliation, le peuple spolié a droit à la légitime récupération de ses biens ainsi qu’à une indemnisation adéquate ». Tout en assurant préalablement le droit à l’autodétermination et le droit au développement, comme stipule l’article 20 : « Tout peuple a droit à l’existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l’autodétermination. ll détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu’il a librement choisie ».

Le droit à l’autodétermination protège les peuples contre le pillage de leurs richesses par les tyrans qui les oppriment. Le peuple kabyle doit user de ce droit pour recouvrer sa souveraineté sur ses ressources naturelles et assurer son propre développement économique, social, culturel et politique.

Le processus référendaire

Vu le caractère colonial, inégalitaire et discriminatoire du régime algérien, la Kabylie doit exiger son droit à un référendum d’autodétermination, du fait qu’elle constitue une entité différente du reste des peuples d’Algérie.

Vu que l’Etat algérien est un Etat voyou qui ne respecte aucune règle ni engagement, le peuple kabyle n’a pas d’autre choix que de recourir à l’arbitrage international. Toute négociation avec le pouvoir algérien doit se faire dans la transparence et sous l’égide de l’ONU. Comme nous l’avons vu précédemment, l’un des buts de cette organisation est : «le principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes (article 1, alinéa 2 ».

Ce principe est l’ennemi numéro 1 des régimes totalitaires qui gouvernent les États postcoloniaux à l’instar de l’Algérie. Ils considèrent toute démarche allant dans le sens de l’émancipation des peuples auxquels ils ont confisqué la liberté comme ingérence dans leurs affaires internes.

Le 17 février 2008, le parlement du Kosovo a proclamé unilatéralement l’indépendance du territoire de la Serbie et bien sûr l’Algérie s’oppose et soutien que le Kosovo est partie intégrante de la Serbie.

 

La souveraineté des « pseudo-Etats » prévaut sur le droit à l’autodétermination

La Kabylie n’a pas d’autre alternative que d’internationaliser sa cause afin de bénéficier d’un soutien de la communauté internationale afin de sortir de l’huis-clos algérien et s’inscrire dans le cadre du droit international. C’est le seul moyen d’arracher son droit à l’autodétermination qui passe impérativement par la mobilisation populaire.

Désormais, le combat, doit être mené sur deux fronts : le front algérien en mobilisant le peuple kabyle en faveur de son droit de décider de son avenir, et le front international en consolidant le

travail diplomatique de l’Anavad. 

Même si par intérêts, certaines puissances mondiales font passer l’intégrité territoriale des Etats (existants) avant les droits des peuples sous « domination », rien ni personne ne pourra arrêter la marche d’un peuple vers sa libération.

 

Conclusion

Il est clair que le peuple kabyle remplit tous les critères lui permettant de défendre son droit en tant que peuple et nation à retrouver sa souveraineté et de mener à terme politiquement son combat. 
Aucune paix dans le monde n’est possible sans le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
 
L’Afrique façonnée injustement par les anciennes puissances coloniales conformément à leurs intérêts finira par être restituée à ses peuples. L’Afrique des peuples se substituera à l’Afrique des États. Le peuple kabyle pourrait bien être la locomotive de cette dynamique de libération.

En exerçant son droit à l’autodétermination, la Kabylie s’engage à œuvrer dans le sens du développement durable en édifiant un Etat libre et souverain, un Etat de droit et de justice, un Etat démocratique et laïque.

Vive la Kabylie libre et souveraine.

 

Par Youcef OUDJEDI – Tamurt-info

 

 

          Communiqué du (MAK)

       Ci-après la déclaration du conseil national.

 

Le conseil national du MAK a tenu sa session ordinaire le 04 octobre 2013 au village d’At Hemdun. Les travaux ont été entamés après une minute de silence à la mémoire des martyrs de la Kabylie et des victimes des événements du 5 octobre 1988. A l’issue d’un débat démocratique fructueux, les membres du conseil national ont adopté la déclaration suivante :

 

Evolution et changement de dénomination du MAK :

Le droit à l’autodétermination des peuples est consacré par tous les textes fondateurs de l’ONU. Il a été adopté comme objectif stratégique par le 2ème Congrès du MAK tenu les 9 et 10 décembre 2011. C’est ainsi que nous sommes sortis du face à face avec un Etat autiste et que nous sommes passés du huis clos algérien à la lumière du droit international impliquant des instances neutres dans tout processus de résolution pacifique du conflit opposant le pouvoir raciste d’Alger au peuple kabyle et à la Kabylie depuis 1963. Rappelons que ce n’est que depuis 1857 que la Kabylie souveraine fut annexée à la colonie française qui a pris le nom d’« Algérie » par un décret datant du 14 octobre 1839.

Le Concept du droit à l’autodétermination a donc au moins deux avantages que la base militante et le citoyen kabyle comprennent aisément.

1) Le droit à l’autodétermination est tout simplement un exercice de démocratie. C’est un référendum par lequel chaque citoyen est appelé à s’exprimer en son âme et conscience sur le mode de gouvernance qu’il souhaite pour son peuple.

2) Il ouvre tous les possibles qui peuvent se résumer, pour l’avenir politique de la Kabylie, aussi bien au statu quo qu’à l’évolution vers une gouvernance kabyle dans le cadre interne de l’Algérie (autonomie) ou dans le cadre externe, autrement dit aller vers l’indépendance.

À travers ce droit à l’autodétermination, nous recherchons à rendre la parole au peuple kabyle au moment opportun afin qu’il soit en mesure de choisir librement le statut politique qui lui sied.

Pour ce faire, le conseil national a délibéré démocratiquement d’accompagner cette évolution politique en passant du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie au Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie.

Les membres du conseil national ont décidé d’organiser, avant la fin de l’année 2013, une conférence nationale des cadres du mouvement qui entérinera cette évolution politique et naturelle et y adaptera les textes du MAK. À cet effet, une commission préparatoire a été mise sur pied.

Fidèle à son engagement d’être l’instrument libérateur de la Kabylie, le MAK poursuivra son combat politique et pacifique pour l’avènement d’un Etat Kabyle dont le statut juridique sera défini par le verdict populaire à travers un référendum d’autodétermination.

 

Politique générale :

Le régime algérien s’est donné pour objectif de normaliser la Kabylie par l’inoculation massive de l’idéologie arabo-islamique à tous les niveaux. Pour cette agression, il use de tous les moyens dont il dispose. Outre un quadrillage militaire et policier destiné à imposer une chape de plomb sur la société, il mobilise aussi une presse arabophone raciste et antikabyle et les mosquées qu’il livre à des prédicateurs intégristes dont la mission est de provoquer, partout où c’est possible, les prémices d’une guerre civile entre les Kabyles. Cette guerre antikabyle a pris une forme claire depuis l’arrivée au pouvoir de Bouteflika en 1999.

En réaction à cet état de fait, la Kabylie a trouvé les ressorts de la résistance à travers la création du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), né à la suite de l’hécatombe de sa jeunesse en 2001 où 128 citoyennes et citoyens ont été assassinés par les gendarmes et policiers avec des armes de guerre les plus meurtrières.

Les marches et rassemblement d’avril 2013, aussi bien en Kabylie qu’à la diaspora, ont prouvé l’adhésion populaire massive du peuple Kabyle au projet de son autodétermination pour aller dans le sens de sa libération.

Après 12 ans d’expérimentation active sur le terrain, le projet d’autonomie, compris et admis par la majorité des citoyens, est arrivé à maturité au point où s’imposait le franchissement d’une nouvelle étape dans le recouvrement de l’autodétermination du peuple kabyle. C’est chose faite depuis la création du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) le 1er juin 2010.

Aujourd’hui avec le GPK, le peuple kabyle mène avec plus de détermination encore, un éventail d’actions politiques pacifiques pour mettre fin aux agissements néfastes du pouvoir central contre la Kabylie dont les principaux sont :

- Volonté délibérée d’éradication de la langue et de la civilisation kabyles en Kabylie.

- Kidnappings réguliers des investisseurs et commerçants kabyles dans le but d’assécher l’investissement privé en Kabylie.

- Refus de l’Etat de tout investissement dans le pays kabyle pour accentuer le chômage et l’exode des Kabyles.

- Quadrillage et surveillance militaire et policière du peuple kabyle. 

- Octroi de très fortes incitations financières et matérielles (800.000 Dinars, voitures, logements) aux terroristes “repentis ” pour s’installer en Kabylie.

- Incendies volontaires d’oliveraies et de forêts kabyles par les troupes de répression.

- Confiscation de toute subvention de l’étranger pour le développement du pays kabyle (à l’exemple de celle du Canada dans le cadre du PNUD destinée à l’environnement).

- Interdiction aux maires kabyles de voyager à l’étranger.

- Tentatives récurrentes de dépersonnalisation de la kabylie par les subventions massives accordées aux associations salafistes.

- Répression d’essence inquisitoire contre les citoyens laïcs et les minorités religieuses qui refusent de se plier au diktat islamiste.

La situation est grave ! Seule une mobilisation générale derrière le MAK et le GPK est salutaire.

Cet appel s’adresse à chaque Kabyle pour qu’il prenne en main son propre destin et celui de ses enfants. Le peuple kabyle a droit à son autodétermination, c’est une question de vie ou de mort.

 

Etat de santé de Bouteflika :

Les victimes ne se préoccupent jamais de l’état de santé de leur bourreau. De même que la Kabylie n’a pas pleuré Boumediène, Ben Bella, Kafi, Chadli, elle ne va pas pleurer Bouteflika qui l’a réprimé dans le sang.

 

Succession de Bouteflika :

La lutte des clans au sommet de l’Etat dit Algérien, ne concerne en rien la Kabylie étant donné que le peuple kabyle n’a jamais reconnu le régime raciste d’Alger et ses pouvoirs successifs. Bouteflika, ses parrains militaires ou ses successeurs potentiels auront tôt ou tard à répondre des crimes qu’ils ont commis contre la Kabylie et son peuple.

L’indifférence affichée par le peuple kabyle vis-à-vis de l’état de santé du chef du clan d’Oudjda, la pseudo-révision constitutionnelle et les "élections présidentielles" montre que le divorce entre la Kabylie et l’Etat algérien est irréversible.

De ce fait, la seule préoccupation du MAK est de libérer le peuple kabyle du joug de l’Algérie arabo-islamique conformément au droit des peuples à l’autodétermination consacré par tous les textes du droit international.

 

Ad yidir ughref aqvayli di tegmatt d tlelli

 

Vive le peuple kabyle

At Hemdun, le 04 octobre 2013

Mouloud Mebarki, président du conseil national

 

 

     Génération Echourouk et la talibanisation dans une décennie

L’Algérien (ne) dans une décennie et demie ? Il aura le tampon de Belkhadem sur le front. Le salaire gratuit de Ghoulamallah. Les idées d’Echourouk sur la femme, la liberté, l’Occident, les juifs, le football et le crime. Dans une décennie et demie, l’Algérien aura la formation politique d’Ennahar et s’habillera comme son imam de quartier qui s’habillera comme son cheikh de l’Arabie Saoudite mais avec fabrication chinoise. Les mains d’un Libyen et les convictions d’un mort qui attend que Dieu lui donne le paradis pour s’allonger et dormir. Car, on l’oublie, on oublie de le voir, mais la talibanisation des Algériens est en marche de conquête.

Lu avant-hier, avec l’impudeur des hommes qui détiennent la vérité, le bilan d’une association qui se bat pour voiler les fillettes de dix ans à Blida: 300 têtes mises sous terre et sous voile. Cela se passe dans la république de la Réconciliation, dans la routine, dans l’impunité, la facilité, la tolérance. Tout ce dont ne bénéficie pas un militant des droits de l’homme, un chômeur à Ouargla, Zayd Yacine ou un garde communal ou un militant qui a voulu créer une association de lutte contre la corruption qui s’est vu dire non, sans explication ni justification par le ministère de l’Intérieur.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5179074

Dans une décennie et demie, si l’on continue avec la plus grande mosquée en Afrique et la plus petite idée neuve dans le monde, on pourra nous voir dans les JT du monde, avec Belmokhtar fils lançant des formations de coupeur de mains et de lapideur d’impies. Pays triste, d’ergs et de vents, avec des barbus hirsutes et des fillettes voilées au berceau, au stade de l’ovule. Car cela a commencé; se réveiller le matin dans son village, sortir dans la rue et voir ce que nos parents n’ont pas vu: des fillettes de 6 ans, sur le chemin de l’école en face de chez soi, voilées comme des pécheresses à l’âge de l’innocence. C’est ce que nous avons réussi à faire de l’indépendance et du manuel scolaire: voiler les fillettes et se voiler la face. Et attendre et ne rien dire. Et se sentir coupable devant ceux qui osent dire qu’ils détiennent la vérité et que Dieu leur a parlé et leur a dit de punir, frapper, tuer et imposer et nous chasser de nos pays.

C’est dans une décennie et demie que l’on aura nos talibanes chez nous à la conquête d’Alger et du pétrole. Nos Arabes Saoudiens locaux. Car tout nous y prépare: la chasse aux élites et le sourire aux conservateurs, leurs journaux, leurs bazars, leurs commerces et leurs fatwas. On aura un mufti de la République, le ministère des Affaires religieuses ayant déjà ses caisses d’argent, contrôlant déjà des crédits et des entreprises. Et c’est cela le drame de ce pays, sa mort prochaine: des associations qui peuvent voiler des fillettes algériennes à l’âge de dix ans, dans la légalité, dans l’acceptation et sous le regard bienveillant du régime et d’autres qui ne peuvent même pas avoir un agrément pour lutter contre la corruption.

Belmokhtar ? Il n’est pas né dans le désert mais en Algérie. Du «made in Algeria». On le fabrique chaque jour, par chaque acte. Dans une décennie et demie il ne sera pas l’exception mais la règle. Quand on voile des fillettes algériennes à dix ans, on les enterre à vingt, on les lapide à trente et à quarante on meurt tous de n’avoir pas vécu.

Triste et bouleversant de voir que ce pays, qui été libéré par le sang et le sacrifice, arriver à voiler ses enfants. Ce n’est pas ce qu’ont voulu nos martyrs, nos morts, nos héros, nos ancêtres. Se faire coloniser par l’Arabie Saoudite après s’être fait coloniser par la France. Triste et si douloureux de voir l’avenir s’annoncer comme un enterrement.

Par Kamel Daoud

 

 

 

               Etat des lieux de la gestion publique en Kabylie

                et perspectives de l’alternative autonomiste

Cette contribution se veut une réponse technique pour tous ceux qui continuent à semer le doute sur les capacités de la Kabylie à se prendre en charge sur le plan économique.

a) Avertissement 

Dans le  processus du développement de la démarche politique visant à la concrétisation de l’autonomie de la Kabylie, il ne faut pas faire du volet économique un abcès de fixation. Il faut, pertinemment, en finir avec ce complexe de vouloir, tout le temps, justifier les richesses de notre région. Il ne faut jamais dissocier la gestion économique du système politique lui-même. C’est les sociologies et les politiques qui font l’économie et non l’inverse. 

Justement, cette contribution ne rentre pas dans ce cadre justificatif mais elle se veut une réponse technique pour tous ceux qui continuent à semer le doute sur les capacités de la Kabylie à se prendre en charge sur le plan économique.

Elle est, aussi, la preuve de notre conviction que le débat autour de l’autonomie de la Kabylie n’est plus au niveau de la revendication mais il se porte, désormais, sur les moyens et les politiques qui permettraient aux futures instances exécutives et consultatives de la Kabylie autonome de prendre en charge les doléances des citoyens pour déterminer les choix stratégiques à suivre pour réussir le défi de rendre à notre peuple sa dignité bafouée par les politiques ségrégationnistes du pouvoir d’Alger.

 

b) Introduction 

Depuis l’indépendance confisquée, le pouvoir algérien fait dans la diversion en essayant de faire admettre aux Algériens en général qu’ils ne doivent leur survie qu’à la manne pétrolière alors que tout le monde sait à qui profite cette richesse et qui a la main mise sur la rente et sur  l’économie de bazar.

La Kabylie n’a pas été découverte dans un gisement de gaz, ni une création contemporaine résultant d’une quelconque prospérité réalisée  grâce à la manne pétrolière. Elle est multimillénaire. Le pétrole n’est pas éternel. La Kabylie est rebelle et immortelle. Par son organisation sociopolitique qui a inspiré bien de grands penseurs, par ses valeurs séculaires, par son attachement viscéral à la liberté, la Kabylie n’a rien perdu de son authenticité  ni de sa culture de résistance encore moins de sa détermination à se hisser au rang de grande nation. 

Ni la famine, ni la guerre, ni la répression, ni la politique d’arabisation n’ont pu triompher des citoyens de cette région. De ce fait, aucun défi ne peut lui faire peur.  Le développement est à sa portée pour  vu qu’il recouvre sa souveraineté par son accès à un statut de large autonomie. En effet, la Kabylie  avec son fort potentiel économique, doit, non seulement assurer son propre développement, mais aussi contribuer d’une façon effective au développement  de toute l’Algérie.

Toutes les forces vives seront mobilisées  afin de créer un pôle d’excellence en matière de développement économique. Pour ce faire, il suffit de mettre en synergie l’intelligence dont dispose la région en l’occurrence les compétences formées par ses universités, les ressources naturelles et  ses ambitions. Elle  va réaliser  son développement par l'encouragement de l'innovation (via la recherche), l'investissement, l'éducation, l'accroissement de la sécurité juridique, la conciliation de son progrès économique et social avec la préservation de l'environnement.

La Kabylie autonome va œuvrer à  garantir à sa population la liberté d’entreprendre et de produire localement les richesses, synonymes d’autonomie économique et sociale, base de toutes les libertés culturelles et politiques. 

 

c) Etat des lieux de la gestion publique en Kabylie sous le règne de l’état central

La Kabylie est autonome dans sa misère sans avoir le pouvoir de décision pour y faire face. Elle lutte seule  contre  une situation socio-économique des plus dramatiques qui réconforte  les décideurs algériens, prêts à faire l'impossible  pour amplifier son malheur. Un Etat central qui fait dans le sabotage et le chantage économiques, les collectivités territoriales dépourvues de pouvoirs, ne disposant même pas d’une fiscalité locale propre, des entreprises endettées   et fiscalement étouffées, le développement  est une chimère pour une  Kabylie qui glisse de jour en jour dans une logique de désinvestissement

Il suffit d’aborder le débat sur l’autonomie de la Kabylie pour que votre interlocuteur vous lance la fameuse interrogation ; on va manger quoi ? Mais avant de répondre à cette question, nous devons d’abord poser une autre problématique à notre tour. Que ce qu’on est entrain de manger, actuellement, sous le règne d’un Etat exclusivement centralisé ?

Dans l’état actuel du système de répartition des enveloppes financières , les départements de la Kabylie sont budgétisés au même titre que tous les autres départements d’Algérie , a travers une loi de finance  établit chaque année, d’une manière très centralisée, dont les critères d’affectation de budget pour le développement local  ne sont soumis à aucune étude préliminaire en fonction des particularités sociales, économiques, géographiques ou culturelles d’une région donnée. Cette opération de partage de gâteau est dictée par l’influence des équilibres politiques, claniques voir tribaux ainsi que les humeurs régionalistes négatives qui gangrène le fonctionnement des structures de l’état. 

Pour vérifier la pertinence de ce constat amer qui reflète le caractère régionaliste voir raciste du fonctionnement des instances de l’état central, il suffit de quantifier le nombre des infrastructures de base et des équipements publics réalisés dans la wilaya de Tlemcen  pendant  cette dernière décennie et de les comparer à ceux réalisés dans toute la Kabylie. 

Contrairement  à cette croissance extraordinaire de la région de l’ouest algérien, la Kabylie n’a reçu rien d’autres qu’un très important lot de blocages et d’entraves pour mettre à genou son économie et affamer sa population. Bureaucratie tentaculaire qui décourage tout investisseur potentiel de s’installer en Kabylie. Délocalisation consécutive aux désordres, abus fiscaux et gestion opaque du foncier rendant toute affectation de terrain illusoire dans des délais raisonnables.

Rien n’aura été épargné pour paralyser le développement local en Kabylie. La politique de la terre brûlée pratiquée par le pouvoir d’Alger à l’égard de la Kabylie a atteint son summum, Bouteflika bloque même les projets antérieurement agréés. C’est dans cette optique que la politique de délocalisation des grands projets destinés à la Kabylie est devenue systématique. Entre autres, on peut citer les plus importants ; à l’image de la  raffinerie  pétrolière qui devait être réalisé à Bejaia et qui est transférée sur Tiaret malgré toutes les expertises qui donnaient Bejaia comme site adéquat pour ce type de projets.

Dans la même logique criminelle du pouvoir en place, la centrale thermoélectrique devant servir toute la région d’Azeffun a été bloquée. A noter que, sans cette centrale, il ne sera même pas possible d’alimenter une grue sur le nouveau port d’Azeffun. L’autoroute est-ouest, principal grand projet de l’ère Bouteflika n’est finalement qu’un plan réservé pour l’anéantissement et l’isolement du port de Bejaia qui demeure le principal pole économique de la Kabylie.

Selon les dire du directeur de ce port, cette institution souffre d’une perte sèche de 200 000 millions de Dinars / jours depuis l’ouverture de cette autoroute à laquelle on a ôté volontairement  trois pénétrantes qui devaient donner sur  Tizi ouzou à partir de Aomar gare, sur Akbou à partir d’el M’hir et sur Souk el Thenin à partir de Sétif. Ces pénétrantes existaient bel et bien dans l’étude préliminaire du projet en question.

Ces délocalisations, ces blocages et ces retards volontaires dans la réalisation des équipements publics qui affectent sérieusement la stabilité économique et surtout l’efficacité de la budgétisation des wilayas kabyles ne peuvent être dépassés que dans le cadre d’une Kabylie autonome. Il n ya qu’un gouvernement régional qui pourrait mettre notre économie à l’abri de ces agissements racistes du pouvoir central. A l’état actuel de la gestion de la dépense publique, aucune autorité locale (élus et admistrateurs confondus) n’a son mot à dire sur la gestion budgétaire.

Les enveloppes financières destinées à la réalisation des équipements publics et de l’habitat sont, uniquement, du domaine du ministère des finances c'est-à-dire de l’état central. Au niveau local, La dépense publique est du ressort de deux fonctionnaires qui sont des détachés du ministère des finances. Le contrôleur Financier, en amont, pourrait viser le marché qu’il veut et laisser en instance celui qu’il voudrait bloquer. Le trésorier, en Aval, pourrait payer l’investisseur ou l’entrepreneur qu’il veut garder et bloquer le payement de celui qu’il veut faire fuir.

Pour tromper l’opinion publique et à chaque début d’exercice financier, le gouvernement central annonce des budgets colossaux destinés à la Kabylie. Dans la théorie, ces chiffres annoncés sont, réellement, affectés à la Kabylie mais ils n’ont, jamais, été consommé dans la pratique.

Depuis 2001, la wilaya de Tizi Ouzou n’a jamais consommée plus de 35% de son budget annuel ce qui est du essentiellement aux blocages en amont et en aval qu’on a signalé ci-dessus. En plus de cette volonté délibérée de mettre à genou  l’économie de la région Kabyle, saviez vous que, dans l’état actuel des choses, c’est la Kabylie qui donne de l’argent à l’état central et non l’inverse ? A travers sa fiscalité importante et le taux de recouvrement de ses recettes fiscales, la Kabylie verse au trésor public plus qu’elle en reçoit en terme de budget annuel dans le cadre de la loi de finance Algérienne. La  Kabylie est tout simplement victime d'un racket fiscal

Croire que c’est le Trésor public de l’état central qui nourrit la Kabylie est une hérésie. La contribution de la Kabylie à la fiscalité nationale est la plus importante de toutes les régions. Le taux de recouvrement en Kabylie avoisine les 100 % alors qu’ailleurs c’est déjà un record d’atteindre les 25 %. Une petite équation mathématique dont les composants sont les budgets actuels des wilayas Kabyles, la fiscalité kabyle et les recettes pétrolières annuelles et leur répartition au prorata du nombre d’habitants après la consécration du système d’autonomies régionales, nous permettra de déduire qu’en plus de notre liberté et de notre dignité nous allons gagner dix fois plus sur le budget actuel. Quelles seront, concrètement et sur le terrain, les pistes d’améliorations de l’enveloppe financière destinée à la relance économique, dans le cadre d’une Kabylie autonomie ?

Nous utilisons le terme "pistes d’amélioration" pour mettre le développement économique en Kabylie au diapason des nouvelles méthodes de management politique qui se base sur la démocratie sociale et sur des techniques managériales  qui mettent en avant-garde  de toute amélioration économique le potentiel de compétences en ressources humaines.

 

d) Perspectives économiques de la Kabylie autonome

Avec un gouvernement régional, nous aurons tous les mécanismes financiers et autres qui vont nous permettre de dépasser ce stade de stagnation de notre développement local. Nous  disions, quelles seront, concrètement les pistes d’améliorations de l’enveloppe financière destinée à la relance économique, dans le cadre d’une Kabylie autonomie ? On peut citer entre autres :

- L’augmentation de la consistance du budget annuel de la Kabylie, en gardant la totalité de sa fiscalité (avec ce 1er critère déjà, la vie de nos concitoyens kabyles serait meilleure qu’aujourd’hui)

- Le dépassement des obstacles et des blocages dont on a parlé ci-dessus du fait que les instances financières vont dépendre du gouvernement local.

- Le dépassement de ces obstacles permettra le retour des investisseurs qui ont déserté la Kabylie.

 Ceci va, certainement, générer des nouvelles recettes fiscales qui vont servir de valeur ajouté pour l’économie kabyle.

- Le dépassement du problème de la non concordance de la majorité locale avec la majorité nationale permettra de réduire les conflits du à une certaine appréciation idéologique entre les deux majorités éternellement contradictoires.

- En dernier, l’hôtel des finances de la Kabylie autonome pourrait éventuellement profiter de sa quotte part des richesses pétrolières qui vont, logiquement, se répartir au prorata de nombre d’habitants (ce cas dépend essentiellement des négociations avec l’état central pour la mise en pratique de l’autonomie kabyle).

Pour concrétiser ces pistes améliorations, le gouvernement régional de la Kabylie autonome doit adopter une approche va se reposer sur le potentiel en ressources humaines dont dispose la Kabylie, dans le processus de la mise en application des procédures relatives au développement économique. Cette stratégie de mettre en valeur le capital humain est la plus efficace méthode qui permettrait à ce gouvernement de  satisfaire les exigences citoyennes en termes de prospérité économique et de confort social.

La mise en valeur d’une culture de proximité pour recenser les besoins de la société à travers des compétences en matière de communication, de techniques des statistiques et des relations gouvernants – gouvernés, doit être la priorité des instances qui s’occuperont de la gestion publique Kabyle. La valorisation des ressources humaines demeure la principale spécification des nouvelles normes du management sur lesquelles se repose la modernisation des systèmes de gestion des PME qui représentent le moteur de l’épanouissement économique, en cette ère de globalisation et de mondialisation. Cette énergie inépuisable, contrairement aux hydrocarbures, va, certainement, constituer le fer de lance de l’économie de la Kabylie de demain.

La rentabilisation de l’exploitation des ressources humaines est une condition sine qua non pour les organismes décideurs de la Kabylie autonome afin qu’ils adoptent les meilleures méthodes de la bonne gouvernance, dés le début de leur prise en charge du destin des citoyens de la Kabylie. Les compétences clairvoyantes qui maitrisent le sens de la planification permettront au gouvernement régional kabyle d’inscrire sa démarche dans la durée et d’anticiper les mutations du marché international au lieu de les subir. 

Contrairement aux instances Algériennes actuelles qui n’adoptent les nouvelles stratégies que dans l’urgence des derniers quarts d’heures ; une attitude qui provoque un retard consistant dans le processus de mise à niveau des institutions publiques et des entreprises ce qui fait perdre à l’état sa fiabilité et aux operateurs économiques nationaux leur crédibilité sur le marché international. . L’exemple le plus édifiant est le rééchelonnement de la dette extérieure proposé par des spécialistes kabyles à la fin des années quatre vingt mais adopté par le gouvernement Algérien quelques années plus tard, dans des conditions dictées par les instances financières internationales.

Pour réussir cette stratégie visionnaire et prévisionnelle, les institutions de la gestion publique de la Kabylie autonome doivent se reposer sur des mécanismes qui vont assurer une veille stratégique efficace afin d’être à jour avec les mutations accélérées de l’économie mondiale.

Dans l’objectif de rassurer les investisseurs et d’installer un climat de confiance qui permettrait aux capitaux internationaux de trouver en Kabylie une terre fertile, les compétences juridiques et financières du gouvernement régional de la Kabylie autonome doivent opter pour des politiques stabilisatrices de la juridiction qui va régir les investissements, comme elles doivent éviter les changements brusques et subits du dispositif juridique et du système bancaire dont la stabilité demeure une des plus importantes garanties de la pérennité des investissements étrangers et nationaux.

Nos institutions économiques doivent asseoir des politiques publiques structurées et structurantes et non conjoncturelles à l’image de celles bricolées par les organismes de  l’Algérie actuelle. Elles doivent inscrire leur vision dans le sens de produire une valeur ajoutée dans les PME Kabyles créatrices de l’emploi et non pas génératrices de capitaux informels comme celles de "l’import-import" encouragées  par l’économie de bazar de la mafia politico-financière Algérienne.

En conclusion, il est très important de rappeler que les économies les plus réussies au monde sont celles qui rentabilisent le plus  les ressources humaines et les compétences qui maitrisent les  techniques managériales les plus actualisées. Cette matière grise est, largement, disponible en Kabylie. Son exploitation efficace demeure la clé de la réussite de la noble mission d’assurer aux citoyens kabyles une vie sociale digne et prospère.

Moussa Nait Amara - Conseiller auprès du président du MAK

 

         

                  Communiqué du MAK

51 ans après les accords d’Evian, le clan d’Oudjda qui a assassiné, Krim Belkacem, le signataire de ce qui aurait pu être l’acte de naissance d’une Algérie véritablement indépendante, est toujours aux commandes pour accomplir une seule et unique mission : empêcher l’émancipation des peuples d’Algérie en général et du peuple kabyle en particulier.

En Algérie, à l’exception des appareils répressif et idéologique d’endoctrinement, toutes les institutions de l’Etat sont vacantes. La violence érigée en mode de gouvernance finira par sonner la fin d’un régime d’un autre âge maintenu sous perfusion.

L’exhibition d’une lutte contre la corruption par un président mort-vivant n’est qu’un slogan creux destiné à duper ce qui reste des algériens encore crédules et surtout la communauté internationale, qui loin d’être dupe, reste néanmoins complaisante. Cette lutte, quand elle n’est qu’une manœuvre de diversion, est détournée de sa mission pour être instrumentalisée au service de la lutte des clans dans les rouages de l’Etat.

Chekib Khellil, ex-ministre des hydrocarbures et quelques hauts cadres de Sonatrach, bien qu’ils soient coupables, ne sont que des boucs-émissaires d’un régime qui a fait de la dilapidation des richesses nationales son activité favorite. Le pouvoir algérien n’a fait que sacrifier quelques membres pour donner l’illusion d’une lutte contre la corruption et sauvegarder ainsi sa mainmise sur la manne pétrolière.

La corruption touche tous les niveaux politiques, le gouvernement comme l’opposition. Tous les généraux et "leur" président ainsi que leurs bachaghas, sont les premiers coupables et doivent être jugés pour haute trahison.

Sur un autre plan, le pouvoir algérien a démontré toutes ses limites en matière de sécurité en en allant jusqu’à élever en modèle de réussite le crime organisé avec sa loi d’amnistie du terrorisme. Comme à l’accoutumée, il déploie ses services de répression contre les libertés démocratiques pendant qu’il ferme complaisamment les yeux sur le terrorisme islamiste et l’insécurité envahissante.

Pour se perpétuer et dissimuler sa complicité dans les massacres qu’a connu l’Algérie depuis l’avènement du terrorisme islamiste, ce dernier découlant directement de la politique idéologique de l’Etat, le régime algérien avait adopté le projet de la concorde civile et de la réconciliation nationale, qui a abouti à l’amnistie des terroristes islamistes. Pis encore, aux terroristes il offre l’amnistie, l’impunité, des logements et de l’argent, à leurs victimes qui réclament en vain justice et vérité, le mépris et l’obligation de "silence" !

L’une des conséquences, de cette politique soutenue par la majorité des forces politiques en Algérie, est le fait que ces "repentis" qui n’ont jamais demandé pardon, sont restés fidèles à leur idéologie obscurantiste et surtout à l’usage de la violence. Un technicien monteur au service du journal télévisé à l’ENTV, Tarek Goulmamine, a été assassiné à l’arme blanche par un terroriste "officiellement" repenti.

Le MAK qui n’a jamais cessé de dénoncer cette politique d’amnésie forcée, réitère son soutien aux victimes du terrorisme islamiste de même qu’à toutes les victimes du régime algérien. Il tient le pouvoir et ses amis terroristes pour responsables de tous ces crimes contre les peuples d’Algérie.

Les citoyens, particulièrement en Kabylie, sont livrés au banditisme et recherchent eux-mêmes les victimes des kidnappings. Une caravane citoyenne est organisée par les habitants d’At Dwala pour la libération de l’un des leurs : le jeune Ali Laceuk, disparu depuis le 22 février. En cette circonstance, le MAK apporte son soutien à sa famille, dénonce la démission des services de sécurité censés être interpellés par cette industrie du rapt en Kabylie.

Le 30 janvier dernier, le MAK a dénoncé la répression post-électorale qui a sévi dans les municipalités kabyles. En effet 10 jeunes du village de Taqervust ont été arrêtés et sont toujours en détention provisoire. Leur crime semble être leur refus de cautionner un faux scrutin, une vaste supercherie orchestrée par une administration de type colonial, destinée à museler la Kabylie Ceux qui ruinent la Kabylie, ne sont jamais inquiétés. Ils agissent au contraire sous la protection du pouvoir qui programme la disparition du peuple kabyle. Le MAK exige la libération immédiate et inconditionnelle des 10 jeunes de Taquervust.

Une certaine presse aux ordres, tente vainement de salir l’image de la société kabyle à travers des articles orduriers et racistes. La Kabylie tient à son honneur, à sa laïcité, à son droit et à sa liberté. Elle élève ses enfants en leur inculquant des valeurs comme le respect de la dignité humaine, la solidarité, la fierté de leurs origines et de leur identité. Les crapuleuses campagne médiatique de la presse aux ordres ne saurait en avoir raison.

Le pays kabyle, cible privilégié de toutes les politiques délétères du régime raciste d’Alger n’aura de salut que dans la disparition de ce système mafieux, criminel et jacobin et passe impérativement par l’avènement d’une Kabylie libre.

 

Kabylie, le 21 mars 2013

Bouaziz Ait Chebib, président

 

 

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